Le premier bilan de gaz à effet de serre d’Elogie-Siemp publié par l’ADEME !

11 janvier 2022

Une grande fierté pour Elogie-Siemp : ce document « repère », réalisé avec le soutien du bureau d’études Sykar Environnement, est le fruit du travail de collecte et de consolidation de nos collaborateurs. Notre objectif d’évaluer, pour l’année 2020, l’impact carbone de l’ensemble de nos activités est donc atteint. Retours sur nos principaux résultats.
Nous avons étudié notre impact le plus largement possible, en intégrant notamment le scope 3 (les émissions de GES liées à nos achats), même si ce n’est pas réglementaire, car nous voulions connaitre notre réelle empreinte carbone.
Notre bilan 2020, c’est 92 000t de CO2éq, dont :

  • 49kt pour l’énergie : le chauffage des logements et le fonctionnement des équipements communs et de nos bureaux,
  • 43kt liées à nos achats de matériel, principalement pour les matériaux de construction de nos chantiers de réhabilitation, de construction ou de maintenance et d’entretien du patrimoine, mais aussi pour nos activités numériques et administratives.

Le BEGES valide notre engagement de réduction de notre empreinte GES prévu dans notre Plan Climat. Cette première phase sera complétée par des analyses plus détaillées concernant l’empreinte GES de nos activités numériques, celle de nos chantiers, celle de nos fournisseurs, et sur nos moyens de développer les puits de carbones végétaux ainsi que notre recours aux énergies renouvelables.

Pour en savoir plus : https://bit.ly/32Q3Gix
Entretien avec Patrick Coulon, consultant de Sykar Environnement :
À quoi sert un bilan d’émissions de gaz à effet de serre (BEGES) ?
Le BEGES est l'outil indispensable au pilotage d'une démarche visant à réduire l'impact carbone de son activité. Véritable boussole qui guide l'opérationnel, il permet de cibler les principales causes d'impact carbone de la structure et ainsi de définir une stratégie appropriée pour réduire efficacement les émissions et atteindre les objectifs fixés.
Qu’est ce qui compte dans notre empreinte carbone ?
L'empreinte carbone d'Elogie-Siemp reflète son patrimoine et son activité. L'ampleur de son patrimoine immobilier implique des consommations énergétiques conséquentes et donc de très fortes émissions de CO2 associées. Ensuite, le cœur du métier d'Elogie-Siemp est l'entretien et le développement de son patrimoine. Cette activité implique une importante mise en œuvre de matériaux, des déplacements nombreux et réguliers de prestataires et de multiples consommations énergétiques connexes. L'ampleur de cette activité implique des émissions de CO2 ici aussi très significatives.
Par rapport à d’autres entreprises, qu’est-ce qui vous a surpris chez Elogie-Siemp ?
J'ai été étonné par la diversité des directions en charge de l'entretien, de la rénovation et du développement du patrimoine. J'avoue avoir eu un peu du mal à m'y retrouver ! Un des enjeux importants pour moi dans la réalisation d'un BEGES est de ne pas commettre de double-compte ni d'oubli. Il est donc important que je puisse bien comprendre le fonctionnement de la structure.
À part des BEGES, quelle est l’activité de Sykar Environnement ?
J'interviens aussi dans l'accompagnement des Plans Climat, la concertation qu'elle implique, l'appui à la définition d'une stratégie carbone et l'accompagnement à la mise en œuvre opérationnelle.
Est-ce qu'Elogie-Siemp peut atteindre la neutralité carbone ?
La neutralité carbone consiste à consommer autant de CO2 que ce qu'on émet. Pour consommer et stocker du CO2, seul le procédé de photosynthèse des végétaux est concrètement efficient. Elogie-Siemp dispose de conséquentes surfaces d'espaces vert, mais celles-ci sont toutefois insuffisantes pour atteindre les ordres de grandeur des émissions. Comme toute structure basée en milieu urbain, si Elogie-Siemp souhaite atteindre la neutralité carbone, faire appel à de la compensation carbone sera indispensable.

Crédit photographique : Cyril Bruneau

Dans le cadre de son Plan Climat, Elogie-Siemp développe des solutions d’énergies renouvelables pour réduire l’empreinte carbone de son patrimoine et maîtriser les charges des locataires. Deux opérations illustrent cette démarche.
Aujourd’hui, plusieurs actions sont mises en œuvre à l’échelle de l’ensemble du patrimoine :

  • 100 % d’électricité verte pour les parties communes.
  • 50 % d’énergies renouvelables et de récupération dans le réseau de chaleur urbain.
  • 15 % de biogaz dans les chaufferies collectives.

Le déploiement progressif d’installations solaires photovoltaïques et thermiques.
À Paris et à La Celle-Saint-Cloud, deux opérations illustrent concrètement le déploiement de ces solutions et leurs bénéfices pour les locataires.

À Paris, une électricité produite et consommée sur place

Au 24-28 boulevard de la Chapelle, dans le 18e arrondissement, l’autoconsommation collective permet de produire et de partager une électricité renouvelable au sein de cette résidence de 55 logements.

  • 82 panneaux photovoltaïques installés sur six toitures-terrasses.
  • 25 % des consommations électriques couvertes.
  • 42 % de baisse de la part de l’électricité dans les charges mensuelles entre 2023 et 2025.
  • 120 kg équivalent CO? évités.
  • Des charges moyennes passées de 32,85 € en 2023 à 19,01 € en 2025 par logement et par mois.

À La Celle-Saint-Cloud, le soleil produit l’eau chaude

Au 1-3 allée Victor Hugo, la remise en service de l’installation solaire thermique permet de produire localement une partie de l’eau chaude sanitaire de cette résidence de 48 logements et de limiter le recours au gaz.

  • 31 capteurs solaires thermiques chauffant un fluide caloporteur.
  • 2 ballons de stockage.
  • Au moins 40 % des besoins en eau chaude sanitaire couverts.
  • 4 450 kg équivalent CO? évités, soit près de 93 kg par logement.
  • Environ 10 % de baisse de la part du gaz dans les charges mensuelles en 2025.

En produisant une énergie locale et renouvelable, ces deux opérations apportent des bénéfices concrets aux locataires et confirment la pertinence des solutions solaires pour atteindre une partie des objectifs climatiques d’Elogie-Siemp. En poursuivant le déploiement et la remise en service de ces équipements, elle franchit une nouvelle étape vers un patrimoine plus sobre, durable et résilient pour faire face aux enjeux énergétiques de demain.

Inscrit dans notre projet stratégique « Ensemble, faire la ville de demain », il se décline concrètement dans la quatrième ambition de notre Plan Climat : accompagner les mutations de la ville. Elogie-Siemp a ainsi à cœur de rendre accessible à ses locataires, les mobilités douces et bas carbone.

Depuis 2021, grâce à la mobilisation des agences, le budget annuel du Plan vélos est consacré à trois types d’interventions :

  • La création d’abris extérieurs dans les cours, avec des arceaux où sécuriser les vélos.
  • L’installation d’arceaux dans les locaux existants (ou de barres fixées au mur en partie basse, avec crochets pour sécuriser les vélos).
  • L’installation de barres en hauteur (1m80) avec des crochets pour fixer les vélos et les antivols.
    En cinq ans :
    91 résidences à Paris et en banlieue ont bénéficié d’une amélioration du stationnement des vélos.
    2 403 emplacements sécurisés où nos locataires peuvent accrocher leur vélo avec un antivol ont été créés.
    Plus de 636 000 € ont été investis dans ces actions.
    Et cela sans compter les locaux vélos livrés dans le cadre des nouveaux immeubles et des réhabilitations du patrimoine existant ! Le budget Plan vélos a été reconduit en 2026, une occasion d’atteindre 3 000 places aménagées.

Crédit photo : Cyril Bruneau.

Comment donner une seconde vie à des équipements sanitaires qui finiraient habituellement en déchets ? C’est ce qu’une dizaine de collaborateurs d’Elogie-Siemp et de la Soreqa ont découvert lors des dixièmes rendez-vous du climat, le mercredi 1er juillet, au cours d’une visite des ateliers de reconditionnement de Cycle Up à Noisy-le-Sec, en présence de notre partenaire Acorus et de l’entreprise de reconditionnement Vesto.

Nos collaborateurs et collaboratrices ont découvert le fonctionnement d’une filière dédiée au réemploi des équipements sanitaires. Sur place, les visiteurs ont suivi les différentes étapes de reconditionnement : démontage et premier contrôle des équipements, trempage, nettoyage mécanique pièce par pièce, opérations de finition, puis remontage et requalification avant leur remise en circulation.

Les échanges avec les équipes ont également mis en lumière les conditions nécessaires au développement de l’économie circulaire dans le secteur du bâtiment : disposer d’un gisement d’équipements récupérables, mettre en œuvre un processus industriel de reconditionnement rigoureux et développer des débouchés pour les produits remis en état. Avec plus de 5 000 équipements reconditionnés en quatre ans, cette filière illustre les solutions qui émergent aujourd’hui pour prolonger la durée de vie des matériaux et limiter la production de déchets.

Cette visite a permis aux collaborateurs d’Elogie-Siemp de mieux comprendre les enjeux du réemploi et les initiatives développées pour accompagner la transition écologique du secteur de la construction et de la rénovation !

Un grand merci aux équipes d’Acorus, de Cycle Up et de Vesto pour leur accueil et ce moment de partage !

Au 69/71 quai de la Gare (Paris 13e), Elogie-Siemp a transformé une ancienne toiture-terrasse, initialement en caillebottis métallique, en près de 1 000 m² d’espace végétalisé grâce aux travaux réalisés par l’entreprise LECUYER.

Cette rénovation, qui s’est étalée sur 5 mois (deux mois de préparation et trois mois de chantier), améliore l’isolation du bâtiment, limite l’emmagasinement de la chaleur en période estivale et favorise la rétention des eaux de pluie. Visible depuis le site François Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France, cette réalisation contribue également à valoriser le patrimoine tout en renforçant la place de la nature en ville.  

Une opération qui illustre l’engagement d’Elogie-Siemp à travers son Plan Climat, en faveur d’un patrimoine plus durable et résilient.

L’Institut Paris Région, dont l’expertise repose sur l’intégration de l’environnement dans les plans, politiques et projets, ainsi que les articulations entre thématiques et territoires pour réussir les transitions, organisait le jeudi 21 mai une conférence « Accompagner la rénovation énergétique des logements à l’échelle des territoires » destinée à ses adhérents. Yann Miginiac et Xavier Martel y sont intervenus pour présenter la politique de réhabilitation d’Elogie-Siemp devant une cinquantaine de participants. Ils ont mis en avant :

  • Les sept ambitions de notre Plan Climat 2030-2050, lancé en 2019.
  • Les résultats de notre premier bilan carbone réalisé en 2023 : 93 ktCo2
  • Notre plan stratégique du patrimoine 2020-2029 qui intègre désormais dans son diagnostic la vulnérabilité au réchauffement climatique.
  • Notre charte de la réhabilitation en milieu occupé pour cadrer nos échanges avec les locataires et leurs représentants.

Et trois opérations exemplaires mêlant rénovation thermique, réemploi et végétalisation, livrées entre juillet 2026 et mars 2027.

  • Résidence Murat (Paris 16e) – 320 logements : passage de l’étiquette énergétique D à C, 2 900 m2 de jardin.
  • Résidence Duris Paris 20e) co-financé par l’Union européenne – 225 logements : passage de l’étiquette énergétique D à B, réemploi. La Celle Saint-Cloud (Yvelines) – 152 pavillons : passage de l’étiquette énergétique D à B.
  • Pour Elogie-Siemp, ce sont 300 logements minimum programmés en plus chaque année à Paris, en fonction de la consommation énergétique et du diagnostic technique.

Crédits photos : Alexis Toureau ; Arev, Alteresco

Découvrez la présentation

Dans le cadre de notre Plan Climat, nous nous engageons en faveur de la biodiversité. À ce titre, nous vous invitons à découvrir et à contribuer à un projet scientifique national d’une grande importance : le Spipoll ou Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs.


Cette démarche est portée par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie). Il s’agit d’un programme de sciences participatives visant à mieux connaître l’état et l’évolution des insectes pollinisateurs sur le territoire.


Le Spipoll est un outil simple, accessible à tous, et essentiel pour comprendre et préserver la biodiversité urbaine. Il permet de produire, à grande échelle, des données robustes sur les insectes butinant les fleurs, et suivre l’évolution de leur diversité ainsi que la structure des réseaux de pollinisation.




Prêt à participer ?

  1. Téléchargez l’application Spipoll sur votre téléphone et lancer-la.
  2. Choisissez une plante en fleur.
  3. Observez et photographiez pendant 20 minutes tous les insectes qui visitent la fleur sélectionnée.
  4. Triez, recadrez et identifiez.
  5. Envoyez votre collection.
    Pour en savoir plus c’est ici : https://www.spipoll.org/

Savez-vous pourquoi les pollinisateurs jouent un rôle crucial dans les écosystèmes urbains ?
Ils participent à la reproduction de nombreuses plantes.
Ils sont des indicateurs de qualité écologique.
Leur déclin est aujourd’hui largement documenté, notamment en ville.

Crédit photo : Elogie-Siemp – Résidence 1, rue de la Madone 75018 Paris