Maîtriser
nos consommations d'énergie

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La sobriété énergétique est un des fondamentaux de toute démarche environnementale : elle permet de limiter l’exploitation des ressources naturelles, renouvelables ou non,  de limiter les rejets dans l’atmosphère et de lutter contre la précarité énergétique, en particulier des locataires du parc social.

Réduire la consommation d'énergie
pour 2030 de 35%, pour 2050 de 50%

C’est la trajectoire définie par la COP21, puis déclinée de manière volontariste par le Plan Climat-Air-Energie de la Ville de Paris.

Concrètement, il s’agit pour Elogie-Siemp de passer d’une consommation moyenne de 218 Whep/m²/an en 2018 à moins de 142 kWhep/m²/an en 2030et moins de 109 kWhep/m²/an en 2050. 

Le Plan Stratégique de Patrimoine 2019-2028, qui prévoit la réhabilitation de 40% du parc dans un délai de 10 ans, tout comme les programmes ambitieux de constructions basse consommation, permettront d’atteindre cet objectif pour 2030 à la condition que la réhabilitation énergétique des 10 000 logements en 10 ans soit réalisée et qu’une politique ambitieuse d’entretien et de maintenance de l’ensemble du parc en continu sur la période soit mise en oeuvre. 

Pour cela, une attention particulière devra être portée aux réhabilitations des logements en milieu occupé afin de limiter au maximum les nuisances pour les locataires en améliorant la qualité des diagnostics préalables, l’organisation des chantiers dans les parties communes et à l’intérieur des logements, les dispositifs annexes permettant de rendre les travaux moins pénibles (type aide au déménagement d’une pièce de vie, logements relais, logements de courtoisie, charte de chantier à faibles nuisance en milieu occupé etc…) et la communication au quotidien avec les locataires.

 

Nos principales actions

Pour maîtriser nos consommations d’énergies. Réduire la consommation d’énergies pour 2030 de 35%, de 50% pour 2050 :

  • Continuer à construire et rénover des opérations à Basse Consommation.
  • Poursuivre notre ambitieux programme de réhabilitation énergétique.
  • Avoir recours au meilleur niveau de performance à chaque remplacement de composant.

Augmenter la part d’énergies renouvelables dans nos consommations à 45% en 2030, pour atteindre 100% en 2050 :

  • S’appuyer sur les réseaux existants (dont CPCU).
  • Développer de nouvelles solutions : chaleur bois, géothermie, politique d’achat d’énergie verte…

Produire localement de l’énergie renouvelable, pour couvrir 10% de nos besoins en 2030, 20% en 2050 :

  • Remettre à niveau et évaluer les installations existantes en solaire thermique et photovoltaïque.
  • Participer au développement de nouvelles solutions permettant de répondre à nos enjeux (dont mutualisation).

D’ici à 2030, il conviendra également de se préparer à déployer les technologies énergétiques de demain pour poursuivre la trajectoire vers la baisse de 50% visée pour 2050.

Elogie-Siemp prévoit de mettre en place un processus de « mise en service » permettant de s’assurer de l’atteinte réelle des performances énergétiques prévues, avec des points de contrôle à 6, 12 et 36 mois après la fin des travaux de construction ou de réhabilitation.

Il conviendra également de travailler avec les architectes et les bureaux d’études afin de responsabiliser davantage la MOE à la performance réelle après livraison, par une adaptation des marchés de maîtrise d’oeuvre intégrant un volet évaluation ou la mise en oeuvre de dispositions contractuelles adaptées (Réalisation-Exploitation-Maintenance ou Conception-Réalisation-Exploitation-Maintenance, commissionnement). 

Elogie-Siemp élaborera un plan de sobriété sur les usages de chauffage avec les locataires, pour maîtriser les températures et la durée des saisons de chauffe, tout en maintenant un niveau de confort satisfaisant. La mise en service des nouveaux logements et l’accompagnement des locataires dans un usage économe, notamment pour les logements livrés ou réhabilités, feront l’objet d’une attention particulière.

Le suivi énergétique réel du patrimoine sera développé en lien avec les énergéticiens (avec un rythme de déploiement adapté, en ayant une approche « charges » pour rester au plus proche des préoccupations des locataires), avec l’utilisation des données des compteurs communicants et, sur un échantillon de logements (typologie, mode de chauffage, position dans les immeubles…), l’établissement d’un suivi des températures intérieures des logements afin de vérifier leur conformité contractuelle.

AUGMENTER LA PART D’ÉNERGIES RENOUVELABLES
DANS LES CONSOMMATIONS : 45% EN 2030, 100% EN 2050​

Aujourd’hui de 21%, la part d’énergies renouvelables et de récupération au sein des consommations énergétiques d’Elogie-Siemp doit plus que doubler en 10 ans pour atteindre l’objectif de 45%. Une part du chemin sera réalisée grâce à des facteurs exogènes à la société (évolution du mix énergétique national, objectif de la CPCU de passer de 50% à 75% d’Energies renouvelables), mais cela ne suffira pas.
Il convient donc de redoubler d’effort pour faire évoluer les approvisionnements en énergie.

Les retours d’expérience ont montré que les énergies renouvelables présentent deux points de vigilance liés à l’activité de bailleur social :

  • Un risque de surcoût pour les locataires si la stratégie d’achats n’est pas adaptée,
  • Une production réelle de l’installation inférieure à ce qui était prévu.

Elogie-Siemp mettra donc en place un processus de retour d’expérience spécifique pour ses installations de production d’énergie renouvelable, afin de s’assurer que les performances prévues sont atteintes et qu’elles sont expliquées aux usagers de chaque immeuble s’il y a besoin.

S’agissant des achats d’énergie, il conviendra de poursuivre le travail engagé pour définir la « juste part » d’énergies vertes au sein des marchés, suffisamment ambitieuse pour accompagner le développement de ces énergies, mais suffisamment raisonnée pour ne pas pénaliser les charges des locataires. Afin de peser collectivement sur l’évolution des prix, le lancement d’un achat groupé d’énergies comprenant une part d’énergie verte significative avec les 2 autres bailleurs parisiens, sera étudié.

Produire localement de l’énergie renouvelable et de récupération (enrr) pour couvrir 10% des besoins en 2030, 20% en 2050

Malgré une centaine d’immeubles disposant d’une installation de production solaire, thermique ou photovoltaïque, ou de recyclage d’énergie, cette production locale reste inférieure à 1% des besoins. Développer la production d’énergie renouvelable sur le parc Elogie-Siemp est donc un enjeu majeur sur les 10 années à venir qui nécessitera beaucoup d’implication et de créativité.

Le premier audit engagé en 2018 sur une dizaine des installations solaires thermiques, s’est traduit par la remise à niveau de ces installations solaires et l’équipement de comptages de production pour suivre les performances réelles. D’ici 2025, toutes les installations existantes seront auditées et remises à niveau si nécessaire. La démarche de retours d’expériences pour les installations ENRR permettra également de fiabiliser l’exploitation des futures installations. Il conviendra de développer la récupération de chaleur individuelle sur eaux usées qui, même s’il est difficile aujourd’hui d’évaluer l’énergie ainsi recyclée, constitue une solution relativement simple, lowtech et accessible aux logements équipés en production d’eau chaude individuelle.

Enfin, parce que ces premières mesures ne suffiront sans doute pas à elles seules à atteindre l’objectif de 10% en 2030, un programme de développement d’énergies renouvelables devra être élaboré à l’échelle du parc Elogie-Siemp, voire à l’échelle du quartier avec un recensement des possibilités de mutualisation.