
Label Bâtiment Biosourcé : ce qu’il faut savoir
7 avril 2026
Prestaterre Certifications a organisé ce mois de mars, un webinaire consacré aux bâtiments biosourcés. Un sujet au cœur des enjeux climatiques et de la transition écologique dans le secteur du bâtiment. L’objectif était de partager un retour d’expérience sur plusieurs opérations déjà réalisées ou en cours de réalisation, éclairer sur ce qui est faisable, ce qui l’est moins ; et identifier les leviers pour généraliser l’usage de matériaux biosourcés dans nos projets et d’atteindre les objectifs du label Bâtiment Biosourcé.
Les matériaux biosourcés (bois, chanvre, paille, fibres végétales…) apportent plusieurs bénéfices :
- Réduction de l’empreinte carbone du bâtiment, ;
- Amélioration du confort thermique et acoustique ;
- Contribution au stockage du carbone ;
- Soutien aux filières locales et à l’économie circulaire.
Plusieurs projets ont été présentés, illustrant la diversité des solutions biosourcées mobilisables (structures bois, isolants naturels, façades bois, matériaux issus de ressources renouvelables…).
Pour qu’un projet biosourcé voie le jour, les facteurs clés de réussite sont :
- Un travail en amont entre maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre et entreprises ;
- Un choix attentif des systèmes constructifs ;
- Une bonne connaissance des filières disponibles sur le territoire.
Le webinaire a également relevé plusieurs freins :
- La difficulté à intégrer du bois de réemploi dans le calcul des labels biosourcés, impossible à ce jour ;
- La nécessité de sécuriser l’approvisionnement sur certaines filières émergentes ;
- La conduite d’études techniques spécifiques (humidité, acoustique, comportement au feu).
Pour en savoir plus : https://www.prestaterre.eu/
Label Bâtiment Biosourcé, c’est quoi ?
Le label Bâtiment Biosourcé valorise les projets qui intègrent des matériaux d’origine végétale ou animale (bois, chanvre, paille, fibres végétales…).
Depuis sa mise à jour en 2024, il repose sur la quantité de carbone biogénique stocké* dans le bâtiment, conforme à la méthode RE2020 StockC.
Les trois niveaux de ce label :
| Niveau du label | Type de bâtiment | Carbone biogénique stoké* requis (kgC/m²) | Exigences complémentaires |
| 1er niveau | Habitation | ? 15 kgC/m² |
Mise en œuvre de matériaux biosourcés remplissant au moins deux fonctions du bâtiment. |
| Autres usages (exemple : crèche) | ? 12 kgC/m² |
||
| 2ème niveau | Habitation | ? 25 kgC/m² | Matériaux remplissant au moins deux fonctions, dont l’isolation. |
| Autres usages (exemple : crèche) | ? 20 kgC/m² | ||
| 3ème niveau | Habitation | ? 45 kgC/m² | Matériaux remplissant au moins trois fonctions, dont l’isolation |
| Autres usages (exemple : crèche) | ? 36 kgC/m² |
Les matériaux biosourcés peuvent remplir plusieurs fonctions clés dans un bâtiment : la structure (comme l’ossature ou la charpente), l’isolation thermique et acoustique, les revêtements de façade, ainsi que les cloisons, planchers et divers aménagements intérieurs.
Cette diversité d’usages garantit une intégration de qualité des matériaux biosourcés et renforce leur contribution à la performance globale du bâtiment.
Pour obtenir le label, le maître d’ouvrage doit faire appel à l’un des quatre organismes certificateurs accrédités par le COFRAC selon la norme 17065 et conventionnés avec le ministère. Une fois l’évaluation réalisée, une attestation officielle, prévue par l’article 9 de l’arrêté du 2 juillet 2024, est délivrée au porteur de projet, qui acquiert alors le droit d’utiliser le logo “Label Bâtiment Biosourcé 2024”.
*Carbone biogénique stocké : « carbone issue de l’atmosphère, capté par la biomasse et stocké dans un produit biosourcé ».
Crédit photo : @Salem Mostefaoui @Ramdam
Légende photo : 5-7 passage Lathuille, Paris 18e
Label Bâtiment Biosourcé : ce qu’il faut savoir
| 7 avril 2026
Prestaterre Certifications a organisé ce mois de mars, un webinaire consacré aux bâtiments biosourcés. Un sujet au cœur des enjeux climatiques et de la transition écologique dans le secteur du bâtiment. L’objectif était de partager un retour d’expérience sur plusieurs opérations déjà réalisées ou en cours de réalisation, éclairer sur ce qui est faisable, ce qui l’est moins ; et identifier les leviers pour généraliser l’usage de matériaux biosourcés dans nos projets et d’atteindre les objectifs du label Bâtiment Biosourcé.
Les matériaux biosourcés (bois, chanvre, paille, fibres végétales…) apportent plusieurs bénéfices :
- Réduction de l’empreinte carbone du bâtiment, ;
- Amélioration du confort thermique et acoustique ;
- Contribution au stockage du carbone ;
- Soutien aux filières locales et à l’économie circulaire.
Plusieurs projets ont été présentés, illustrant la diversité des solutions biosourcées mobilisables (structures bois, isolants naturels, façades bois, matériaux issus de ressources renouvelables…).
Pour qu’un projet biosourcé voie le jour, les facteurs clés de réussite sont :
- Un travail en amont entre maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre et entreprises ;
- Un choix attentif des systèmes constructifs ;
- Une bonne connaissance des filières disponibles sur le territoire.
Le webinaire a également relevé plusieurs freins :
- La difficulté à intégrer du bois de réemploi dans le calcul des labels biosourcés, impossible à ce jour ;
- La nécessité de sécuriser l’approvisionnement sur certaines filières émergentes ;
- La conduite d’études techniques spécifiques (humidité, acoustique, comportement au feu).
Pour en savoir plus : https://www.prestaterre.eu/
Label Bâtiment Biosourcé, c’est quoi ?
Le label Bâtiment Biosourcé valorise les projets qui intègrent des matériaux d’origine végétale ou animale (bois, chanvre, paille, fibres végétales…).
Depuis sa mise à jour en 2024, il repose sur la quantité de carbone biogénique stocké* dans le bâtiment, conforme à la méthode RE2020 StockC.
Les trois niveaux de ce label :
| Niveau du label | Type de bâtiment | Carbone biogénique stoké* requis (kgC/m²) | Exigences complémentaires |
| 1er niveau | Habitation | ? 15 kgC/m² |
Mise en œuvre de matériaux biosourcés remplissant au moins deux fonctions du bâtiment. |
| Autres usages (exemple : crèche) | ? 12 kgC/m² |
||
| 2ème niveau | Habitation | ? 25 kgC/m² | Matériaux remplissant au moins deux fonctions, dont l’isolation. |
| Autres usages (exemple : crèche) | ? 20 kgC/m² | ||
| 3ème niveau | Habitation | ? 45 kgC/m² | Matériaux remplissant au moins trois fonctions, dont l’isolation |
| Autres usages (exemple : crèche) | ? 36 kgC/m² |
Les matériaux biosourcés peuvent remplir plusieurs fonctions clés dans un bâtiment : la structure (comme l’ossature ou la charpente), l’isolation thermique et acoustique, les revêtements de façade, ainsi que les cloisons, planchers et divers aménagements intérieurs.
Cette diversité d’usages garantit une intégration de qualité des matériaux biosourcés et renforce leur contribution à la performance globale du bâtiment.
Pour obtenir le label, le maître d’ouvrage doit faire appel à l’un des quatre organismes certificateurs accrédités par le COFRAC selon la norme 17065 et conventionnés avec le ministère. Une fois l’évaluation réalisée, une attestation officielle, prévue par l’article 9 de l’arrêté du 2 juillet 2024, est délivrée au porteur de projet, qui acquiert alors le droit d’utiliser le logo “Label Bâtiment Biosourcé 2024”.
*Carbone biogénique stocké : « carbone issue de l’atmosphère, capté par la biomasse et stocké dans un produit biosourcé ».
Crédit photo : @Salem Mostefaoui @Ramdam
Légende photo : 5-7 passage Lathuille, Paris 18e
Vers une gestion durable des eaux pluviales
| 20 mars 2026
Nous avons coorganisé, avec la Ville de Paris et l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (AESN), une réunion consacrée à la gestion des eaux pluviales destinée à nos collaborateurs et collaboratrices. Deux démarches structurantes pour adapter le territoire aux défis climatiques ont ainsi été présentée : le Plan Paris Pluie et les programmes d’aides financières de l’AESN pour accompagner les projets vertueux. Des dispositifs clés pour répondre aux enjeux croissants liés aux épisodes pluvieux, à la pollution diffuse et à la nécessaire renaturation de la ville.
Transformer Paris en ville éponge
Le Plan Paris Pluie, initialement publié en 2018 et réactualisé en 2025, porte une ambition forte : faire de Paris une véritable ville éponge, capable de gérer l’eau localement tout en renforçant la biodiversité urbaine.
Ses objectifs sont clairs :
- 35 % du territoire désimperméabilisé ou déconnecté du réseau d’ici 2030 ;
- 55 % d’ici 2050.
Pour les atteindre, la Ville de Paris s’appuie sur trois leviers d’adaptation climatique :
- L’évapotranspiration, via la végétalisation et les sols ;
- L’infiltration, pour redonner sa place à l’eau dans les sols ;
- La rétention temporaire, grâce à des dispositifs comme les toitures stockantes ou la récupération d’eau de pluie.
Le zonage pluvial, désormais opposable au même titre que le PLU bioclimatique, définit des seuils et obligations selon les secteurs.
Un soutien financier aux projets vertueux
L’AESN accompagne les acteurs publics et privés dans la transition écologique via des dispositifs de subvention des projets favorisant la gestion durable de l’eau.
Elle soutient notamment :
- Les toitures végétalisées ou stockantes ;
- Les cours et parkings désimperméabilisés ;
- Les voiries et espaces extérieurs renaturés ;
- Les solutions de gestion à la source.
Ces démarches structurantes permettront d’adapter durablement le territoire face aux épisodes pluvieux, de réduire les pollutions diffuses et de renforcer la renaturation de la ville.
Mettre le bois au cœur de nos réalisations
| 4 février 2026
Il y a un an, nous avons décidé de poursuivre notre engagement auprès de Fibois Île-de-France, avec la signature par Olivier Fraisseix, directeur général d’Elogie-Siemp, du PACT2030 qui prolonge notre engagement pour les 5 années à venir.
10 % de nos surfaces neuves et réhabilitées répondront ainsi aux critères du PACT2030, avec des quantités minimales de bois ou de matériaux biosourcés qui seront intégrées dans les chantiers concernés.
Par ailleurs, le PACT2030 ne concerne pas que les opérations de développement, il tient également compte de la surface des opérations de réhabilitation du patrimoine en exploitation, conduites en milieu habité, pour lesquelles il est plus difficile d’atteindre les quantités de bois et de biosourcés attendues.
Dans Paris, que ce soit en milieu vide ou habité, c’est déjà un objectif ambitieux. Nous y travaillons en développant l’usage de matériaux biosourcés, comme la laine de bois pour l’isolation complémentaire des bâtiments, le bois pour les menuiseries intérieures et/ou extérieures, et les surélévations…
De 2021 à 2024, les 16 opérations qualifiées « Fibois » représentaient plus de 31 000 m² parmi les 270 000 m² de logements démarrés en construction ou réhabilitation, pour au total 905 tonnes de bois. De quoi être fiers.
En 2025, nous avons continué sur cette lancée, avec le démarrage de cinq opérations recourant au bois ou aux matériaux biosourcés.
- 26 rue Buffault, Paris 9e (ITE bois)
- 4 rue Mercœur, Paris 11e (construction mixte bois béton)
- 11-13 rue au Maire, Paris 3e (restructuration d’un immeuble en pan de bois)
- 4 bis rue Coustou, Paris 18e (surélévation bois)
Zac Chapelle-Charbon, Paris 18e (façade ossature bois et laine de bois)
Ensemble faire la ville de demain.
Crédits photos : JNA, Laurent Niget architecte, Guillaume Ramillien Architecture SARL, Nicolas Lombardi Architecture, Hub Architectes




Dans le cadre de son Plan Climat, Elogie-Siemp s’engage à sensibiliser ses collaborateurs et collaboratrices à la lutte contre le réchauffement climatique et à l’adaptation à ses conséquences. Comment ? En organisant tout au long de l’année, des visites de chantiers sur son patrimoine.
Pour ce neuvième rendez-vous, c’est un immeuble de bureaux transformés en 12 logements sociaux, situé au 31 rue Pouchet à Paris dans le 17e arrondissement, qui a été choisi pour ses ambitions environnementales et de réemploi.
Cette rénovation bas carbone est certifiée par trois labels environnementaux : BEE logement rénovation, BBC Effinergie Rénovation et BBCA Rénovation – Niveau Standard.
Elle est aussi emblématique par les solutions de rénovation et d’aménagement mises en œuvre :
- Utilisation de matériaux biosourcés.
- Réemploi (pierre agrafée, lavabos, portes, quincaillerie, luminaires, garde-corps transformés en arceaux vélo, etc.).
- Chaudières individuelles gaz 3CE.
- Favorisation de la biodiversité avec :
- 171 m² de toiture végétalisée,
- 81 m² de murs végétalisés,
- 94 m² de pleine terre pour créer un îlot de fraîcheur.
Un grand merci à toutes les équipes mobilisées !


Le Pacte Paris Action Climat Biodiversité est une initiative portée par la Ville de Paris pour fédérer les acteurs publics et privés autour d’objectifs communs : réduire les émissions de gaz à effet de serre, renforcer la résilience face au changement climatique et préserver la biodiversité. En rejoignant ce pacte en 2024, Elogie-Siemp affirme sa responsabilité et sa volonté d’agir concrètement pour limiter son impact environnemental et contribuer à la neutralité carbone d’ici 2050.
Pourquoi Elogie-Siemp est partenaire ?
Parce que notre participation s’inscrit dans une démarche proactive : anticiper les risques climatiques, améliorer la performance énergétique de son patrimoine et garantir un cadre de vie durable pour les générations futures. Cet engagement traduit notre conviction que la transition écologique est indissociable de la qualité et de la sécurité de nos activités.
Le Plan Stratégique du Patrimoine : un levier d’action
Lors de la clôture du reporting 2025 du Pacte Paris Action Climat Biodiversité organisé par la Ville de Paris le mardi 16 décembre, Lionel Mure, responsable politique environnementale et innovations techniques chez Elogie-Siemp, a présenté notre Plan Stratégique du Patrimoine pour les dix prochaines années. Cet outil essentiel pour piloter la transition écologique de nos immeubles reprend notamment l’action clé du pacte : « Réaliser un diagnostic des vulnérabilités et robustesses de ses activités et de son patrimoine face au changement climatique ».
Ce diagnostic additionnel répond à trois enjeux :
- identifier les risques liés aux vagues de chaleur, inondations ou pollutions ;
- définir des priorités de réhabilitation pour améliorer la performance énergétique et la résilience ;
- intégrer des solutions innovantes favorisant la biodiversité et la réduction des émissions.
Avec ce nouveau Plan Stratégique du Patrimoine, nous nous engageons à faire de notre patrimoine un levier exemplaire de la lutte contre le changement climatique.
Crédits photos : Hervé Abbadie, Com BOA, Elogie-Siemp



Depuis trois ans, Elogie-Siemp s’est engagée pour un Prêt à Impact Environnemental avec son partenaire la Caisse d’Epargne Île-de-France, et a choisi de faire bénéficier le Secours populaire français de l’intégralité du produit de la bonification.
L’objectif annuel de logements livrés certifiés étant atteint, Elogie-Siemp peut verser à nouveau cette année une bonification de 13 019,69 euros.
Consciente de ses enjeux environnementaux et de sa propre responsabilité en tant que propriétaire d’1,75 million de m2, maître d’ouvrage et bailleur social, Elogie-Siemp s’est dotée de son propre Plan Climat et d’une « stratégie d’entreprise 1,5°C » très ambitieuse. C’est dans ce cadre que s’inscrit ce Prêt à Impact Environnemental assis sur des objectifs environnementaux.