Plan Climat Elogie-Siemp : où en sommes-nous ?

1 février 2021

Un an après l’adoption de notre Plan Climat, où en sommes-nous ?
Malgré la crise sanitaire, nous avons pu engager de nombreuses actions.
En voici un aperçu.

Maîtriser nos consommations d’énergie

Nos actions engagées en faveur des énergies renouvelables :
Nous avons mis en place 2 nouveaux marchés de fourniture d’énergie, avec 5 % de biogaz pour nos chaufferies collectives (depuis janvier 2020) et 100 % d’électricité renouvelable pour les tarifs bleus de nos parties communes (dès septembre 2020).

Et pour 2021 ?
Une réflexion sera engagée pour encourager la sobriété énergétique des locataires et réduire nos consommations grâce à une évolution de nos comportements dans les logements, en complément des efforts de réhabilitation et d’efficacité énergétique des immeubles.
Des études et opérations pilotes se poursuivront sur le chauffage électrique, sur la géothermie, la récupération de chaleur fatale ou l’autoconsommation photovoltaïque.

Réduire nos émissions de gaz à effet de serre

Nos actions engagées contre les gaz à effet de serre :
Une étude a été lancée sur 6 chantiers afin de mieux identifier l’impact carbone des déchets et des transports liés à ces chantiers (matériaux mais aussi déplacements des ouvriers) ; cela nous permettra d’identifier les meilleurs leviers pour réduire l’impact de nos opérations d’entretien et de développement du patrimoine.
Nous avons également signé le Pacte Bois Biosourcés avec Fibois Île-de-France.

Et pour 2021 ?
Nous réaliserons le bilan des émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise : ce bilan des différentes émissions nous permettra d’identifier notamment l’impact carbone de nos usages numériques et les leviers de réduction possibles.
Une nouvelle opération pilote de réemploi sera engagée avec réutilisation sur place dans les aménagements extérieurs, et nous expérimenterons les labels « biosourcés » sur plusieurs opérations aussi bien en construction qu’en réhabilitation.

Protéger notre environnement

Nos actions engagées pour l’environnement :
Le remplacement des compteurs individuels d’eau potable aura lieu en 2021. Il permettra une meilleure maîtrise des consommations d’eau par nos locataires.
Nous préparons également, dans le cadre d’un groupe de travail avec les représentants des locataires et avec l’appui de l’Agence d’Ecologie Urbaine, notre futur marché d’entretien des espaces verts.

Et pour 2021 ?
Nous devons ouvrir la réflexion sur la qualité de l’air intérieur en travaillant notamment sur la performance de la ventilation et sur la qualité de l’air intérieur après travaux, mais aussi sur la sensibilisation des locataires aux bonnes pratiques pour préserver leur qualité d’air intérieur.

Accompagner les mutations de la ville et construire une ville résiliente

Nos actions engagées :
Nous avons engagé un plan d’amélioration des locaux vélos, et le programme Alvéole nous permettra de promouvoir le développement de l’usage du vélo avec des animations après les travaux.
En tant qu’entreprise, nous avons réduit le nombre de véhicules de service en 2020 (de 11 à 6), et eu recours aux mobilités électriques (2 scooters et un « goupil », tous électriques, à La Celle Saint-Cloud).
Nous avons aussi programmé pour les prochains mois l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques dans une douzaine de parcs de stationnement.

Et pour 2021 ?
Nous programmons dès cet hiver une opération pilote de débitumisation des espaces extérieurs au sein d'une résidence.
Nous poursuivrons le travail sur les locaux vélos dans le cadre d’un plan mobilités douces.
Enfin, nous construirons dès 2021 un plan ombres et volets, en nous appuyant sur la révision de nos prescriptions techniques en constructions neuves et réhabilitations énergétiques, pour améliorer notre gestion du confort d’été, avec l’expertise de nos maîtres d’œuvres et du CSTB.

Expérimenter des solutions innovantes pour atteindre nos objectifs

Nos actions engagées :
Nous avons publié un premier appel à projets en octobre, REMOCOM, pour une meilleure communication dans les réhabilitations en milieu occupé : 3 lauréats ont été sélectionnés et nous mènerons une opération pilote avec chacun d’entre eux.

Développer des synergies avec nos locataires

Le travail collaboratif avec les représentants des locataires a permis la mise en place de la Charte Réhabilitation.
Un groupe de travail a été mis en place pour la construction de notre prochain marché d’entretien des espaces verts.
Enfin, l’appel à projets REMOCOM a pour objectif d’améliorer la communication avec nos locataires pour les opérations de réhabilitation en milieu occupé.

Développer des synergies avec nos collaborateurs

Un appel à projets « Plan climat au bureau et dans les loges » a été lancé en septembre dernier, avec plus d’une vingtaine de propositions. Il a fait l’objet d’un jury le 2 décembre dernier et permettra de rendre nos collaborateurs acteurs de la transition écologique sur leur lieu de travail.
Nous préparons également, avec l’Agence Parisienne du Climat, un webinaire de sensibilisation
de nos gardiens et employés d’immeubles, afin de leur donner toutes les ressources nécessaires pour devenir des relais de notre Plan Climat 2030-2050.

Développer des synergies avec nos partenaires

Nous participons à l’expérimentation E+C-, qui préfigure la réglementation énergétique RE2020 à venir.
Nous poursuivons par ailleurs notre coopération avec le CSTB (punaises de lits) ou d’autres partenaires (GRDF sur la ZAC Paul Bourget/Gerda Taro, Qarnot sur la rue Monceau et la rue des Nanettes, Lancey et Twido sur Samblançay…) pour co-construire les solutions techniques de demain et en faire bénéficier nos locataires dès aujourd’hui.
L’appel d’offres en cours sur l’exploitation des stationnements vacants nous permettra de développer de nouveaux usages avec le partenaire qui sera retenu.
Nous participons également avec le CSTB à la mise en place d’un consortium pour produire des outils d’évaluation et d’analyse du confort d’été.

Dans le cadre de notre Plan Climat, nous nous engageons en faveur de la biodiversité. À ce titre, nous vous invitons à découvrir et à contribuer à un projet scientifique national d’une grande importance : le Spipoll ou Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs.


Cette démarche est portée par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie). Il s’agit d’un programme de sciences participatives visant à mieux connaître l’état et l’évolution des insectes pollinisateurs sur le territoire.


Le Spipoll est un outil simple, accessible à tous, et essentiel pour comprendre et préserver la biodiversité urbaine. Il permet de produire, à grande échelle, des données robustes sur les insectes butinant les fleurs, et suivre l’évolution de leur diversité ainsi que la structure des réseaux de pollinisation.




Prêt à participer ?

  1. Téléchargez l’application Spipoll sur votre téléphone et lancer-la.
  2. Choisissez une plante en fleur.
  3. Observez et photographiez pendant 20 minutes tous les insectes qui visitent la fleur sélectionnée.
  4. Triez, recadrez et identifiez.
  5. Envoyez votre collection.
    Pour en savoir plus c’est ici : https://www.spipoll.org/

Savez-vous pourquoi les pollinisateurs jouent un rôle crucial dans les écosystèmes urbains ?
Ils participent à la reproduction de nombreuses plantes.
Ils sont des indicateurs de qualité écologique.
Leur déclin est aujourd’hui largement documenté, notamment en ville.

Crédit photo : Elogie-Siemp – Résidence 1, rue de la Madone 75018 Paris

Prestaterre Certifications a organisé ce mois de mars, un webinaire consacré aux bâtiments biosourcés. Un sujet au cœur des enjeux climatiques et de la transition écologique dans le secteur du bâtiment. L’objectif était de partager un retour d’expérience sur plusieurs opérations déjà réalisées ou en cours de réalisation, éclairer sur ce qui est faisable, ce qui l’est moins ; et identifier les leviers pour généraliser l’usage de matériaux biosourcés dans nos projets et d’atteindre les objectifs du label Bâtiment Biosourcé.

Les matériaux biosourcés (bois, chanvre, paille, fibres végétales…) apportent plusieurs bénéfices :

  • Réduction de l’empreinte carbone du bâtiment, ;
  • Amélioration du confort thermique et acoustique ;
  • Contribution au stockage du carbone ;
  • Soutien aux filières locales et à l’économie circulaire.

Plusieurs projets ont été présentés, illustrant la diversité des solutions biosourcées mobilisables (structures bois, isolants naturels, façades bois, matériaux issus de ressources renouvelables…).

Pour qu’un projet biosourcé voie le jour, les facteurs clés de réussite sont :

  • Un travail en amont entre maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre et entreprises ;
  • Un choix attentif des systèmes constructifs ;
  • Une bonne connaissance des filières disponibles sur le territoire.

Le webinaire a également relevé plusieurs freins :

  • La difficulté à intégrer du bois de réemploi dans le calcul des labels biosourcés, impossible à ce jour ;
  • La nécessité de sécuriser l’approvisionnement sur certaines filières émergentes ;
  • La conduite d’études techniques spécifiques (humidité, acoustique, comportement au feu).

Pour en savoir plus : https://www.prestaterre.eu/


Label Bâtiment Biosourcé, c’est quoi ?

Le label Bâtiment Biosourcé valorise les projets qui intègrent des matériaux d’origine végétale ou animale (bois, chanvre, paille, fibres végétales…).

Depuis sa mise à jour en 2024, il repose sur la quantité de carbone biogénique stocké* dans le bâtiment, conforme à la méthode RE2020 StockC.

Les trois niveaux de ce label :

Niveau du label Type de bâtiment Carbone biogénique stoké* requis (kgC/m²) Exigences complémentaires
1er niveau Habitation ? 15 kgC/m²
Mise en œuvre de matériaux biosourcés remplissant au moins deux fonctions du bâtiment.
Autres usages (exemple : crèche) ? 12 kgC/m²
2ème niveau Habitation ? 25 kgC/m² Matériaux remplissant au moins deux fonctions, dont l’isolation.
Autres usages (exemple : crèche) ? 20 kgC/m²
3ème niveau Habitation ? 45 kgC/m² Matériaux remplissant au moins trois fonctions, dont l’isolation
Autres usages (exemple : crèche) ? 36 kgC/m²

Les matériaux biosourcés peuvent remplir plusieurs fonctions clés dans un bâtiment : la structure (comme l’ossature ou la charpente), l’isolation thermique et acoustique, les revêtements de façade, ainsi que les cloisons, planchers et divers aménagements intérieurs.

Cette diversité d’usages garantit une intégration de qualité des matériaux biosourcés et renforce leur contribution à la performance globale du bâtiment.

Pour obtenir le label, le maître d’ouvrage doit faire appel à l’un des quatre organismes certificateurs accrédités par le COFRAC selon la norme 17065 et conventionnés avec le ministère. Une fois l’évaluation réalisée, une attestation officielle, prévue par l’article 9 de l’arrêté du 2 juillet 2024, est délivrée au porteur de projet, qui acquiert alors le droit d’utiliser le logo “Label Bâtiment Biosourcé 2024”.

*Carbone biogénique stocké : « carbone issue de l’atmosphère, capté par la biomasse et stocké dans un produit biosourcé ».

Crédit photo : @Salem Mostefaoui @Ramdam
Légende photo : 5-7 passage Lathuille, Paris 18e

Nous avons coorganisé, avec la Ville de Paris et l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (AESN), une réunion consacrée à la gestion des eaux pluviales destinée à nos collaborateurs et collaboratrices. Deux démarches structurantes pour adapter le territoire aux défis climatiques ont ainsi été présentée : le Plan Paris Pluie et les programmes d’aides financières de l’AESN pour accompagner les projets vertueux. Des dispositifs clés pour répondre aux enjeux croissants liés aux épisodes pluvieux, à la pollution diffuse et à la nécessaire renaturation de la ville.

Transformer Paris en ville éponge

Le Plan Paris Pluie, initialement publié en 2018 et réactualisé en 2025, porte une ambition forte : faire de Paris une véritable ville éponge, capable de gérer l’eau localement tout en renforçant la biodiversité urbaine.

Ses objectifs sont clairs :

  • 35 % du territoire désimperméabilisé ou déconnecté du réseau d’ici 2030 ;
  • 55 % d’ici 2050.

Pour les atteindre, la Ville de Paris s’appuie sur trois leviers d’adaptation climatique :

  • L’évapotranspiration, via la végétalisation et les sols ;
  • L’infiltration, pour redonner sa place à l’eau dans les sols ;
  • La rétention temporaire, grâce à des dispositifs comme les toitures stockantes ou la récupération d’eau de pluie.

Le zonage pluvial, désormais opposable au même titre que le PLU bioclimatique, définit des seuils et obligations selon les secteurs.

Un soutien financier aux projets vertueux

L’AESN accompagne les acteurs publics et privés dans la transition écologique via des dispositifs de subvention des projets favorisant la gestion durable de l’eau.

Elle soutient notamment :

  • Les toitures végétalisées ou stockantes ;
  • Les cours et parkings désimperméabilisés ;
  • Les voiries et espaces extérieurs renaturés ;
  • Les solutions de gestion à la source.

Ces démarches structurantes permettront d’adapter durablement le territoire face aux épisodes pluvieux, de réduire les pollutions diffuses et de renforcer la renaturation de la ville.

Il y a un an, nous avons décidé de poursuivre notre engagement auprès de Fibois Île-de-France, avec la signature par Olivier Fraisseix, directeur général d’Elogie-Siemp, du PACT2030 qui prolonge notre engagement pour les 5 années à venir.

10 % de nos surfaces neuves et réhabilitées répondront ainsi aux critères du PACT2030, avec des quantités minimales de bois ou de matériaux biosourcés qui seront intégrées dans les chantiers concernés.
Par ailleurs, le PACT2030 ne concerne pas que les opérations de développement, il tient également compte de la surface des opérations de réhabilitation du patrimoine en exploitation, conduites en milieu habité, pour lesquelles il est plus difficile d’atteindre les quantités de bois et de biosourcés attendues.
Dans Paris, que ce soit en milieu vide ou habité, c’est déjà un objectif ambitieux. Nous y travaillons en développant l’usage de matériaux biosourcés, comme la laine de bois pour l’isolation complémentaire des bâtiments, le bois pour les menuiseries intérieures et/ou extérieures, et les surélévations…
De 2021 à 2024, les 16 opérations qualifiées « Fibois » représentaient plus de 31 000 m² parmi les 270 000 m² de logements démarrés en construction ou réhabilitation, pour au total 905 tonnes de bois. De quoi être fiers.

En 2025, nous avons continué sur cette lancée, avec le démarrage de cinq opérations recourant au bois ou aux matériaux biosourcés.

  • 26 rue Buffault, Paris 9e (ITE bois)
  • 4 rue Mercœur, Paris 11e (construction mixte bois béton)
  • 11-13 rue au Maire, Paris 3e (restructuration d’un immeuble en pan de bois)
  • 4 bis rue Coustou, Paris 18e (surélévation bois)

Zac Chapelle-Charbon, Paris 18e (façade ossature bois et laine de bois)
Ensemble faire la ville de demain.


Crédits photos : JNA, Laurent Niget architecte, Guillaume Ramillien Architecture SARL, Nicolas Lombardi Architecture, Hub Architectes

Dans le cadre de son Plan Climat, Elogie-Siemp s’engage à sensibiliser ses collaborateurs et collaboratrices à la lutte contre le réchauffement climatique et à l’adaptation à ses conséquences. Comment ? En organisant tout au long de l’année, des visites de chantiers sur son patrimoine.
Pour ce neuvième rendez-vous, c’est un immeuble de bureaux transformés en 12 logements sociaux, situé au 31 rue Pouchet à Paris dans le 17e arrondissement, qui a été choisi pour ses ambitions environnementales et de réemploi.
Cette rénovation bas carbone est certifiée par trois labels environnementaux : BEE logement rénovation, BBC Effinergie Rénovation et BBCA Rénovation – Niveau Standard.
Elle est aussi emblématique par les solutions de rénovation et d’aménagement mises en œuvre :

  • Utilisation de matériaux biosourcés.
  • Réemploi (pierre agrafée, lavabos, portes, quincaillerie, luminaires, garde-corps transformés en arceaux vélo, etc.).
  • Chaudières individuelles gaz 3CE.
  • Favorisation de la biodiversité avec :
    • 171 m² de toiture végétalisée,
    • 81 m² de murs végétalisés,
    • 94 m² de pleine terre pour créer un îlot de fraîcheur.

Un grand merci à toutes les équipes mobilisées !

Le Pacte Paris Action Climat Biodiversité est une initiative portée par la Ville de Paris pour fédérer les acteurs publics et privés autour d’objectifs communs : réduire les émissions de gaz à effet de serre, renforcer la résilience face au changement climatique et préserver la biodiversité. En rejoignant ce pacte en 2024, Elogie-Siemp affirme sa responsabilité et sa volonté d’agir concrètement pour limiter son impact environnemental et contribuer à la neutralité carbone d’ici 2050.

Pourquoi Elogie-Siemp est partenaire ?

Parce que notre participation s’inscrit dans une démarche proactive : anticiper les risques climatiques, améliorer la performance énergétique de son patrimoine et garantir un cadre de vie durable pour les générations futures. Cet engagement traduit notre conviction que la transition écologique est indissociable de la qualité et de la sécurité de nos activités.

Le Plan Stratégique du Patrimoine : un levier d’action

Lors de la clôture du reporting 2025 du Pacte Paris Action Climat Biodiversité organisé par la Ville de Paris le mardi 16 décembre, Lionel Mure, responsable politique environnementale et innovations techniques chez Elogie-Siemp, a présenté notre Plan Stratégique du Patrimoine pour les dix prochaines années. Cet outil essentiel pour piloter la transition écologique de nos immeubles reprend notamment l’action clé du pacte : « Réaliser un diagnostic des vulnérabilités et robustesses de ses activités et de son patrimoine face au changement climatique ».

Ce diagnostic additionnel répond à trois enjeux :

  • identifier les risques liés aux vagues de chaleur, inondations ou pollutions ;
  • définir des priorités de réhabilitation pour améliorer la performance énergétique et la résilience ;
  • intégrer des solutions innovantes favorisant la biodiversité et la réduction des émissions.

Avec ce nouveau Plan Stratégique du Patrimoine, nous nous engageons à faire de notre patrimoine un levier exemplaire de la lutte contre le changement climatique.

Crédits photos : Hervé Abbadie, Com BOA, Elogie-Siemp